Joseph Georges Astor


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Joseph Georges Astor, qui porte les prénoms de son père, sénateur, et de son oncle, député, effectue au lycée de Quimper des études brillantes qui le mènent au doctorat en droit. Mais atteint de surdité, il ne peut se consacrer à la vie publique comme son père. À la mort de celui-ci en 1901, il engage son énergie et sa fortune dans un ambitieux projet : la rénovation du manoir familial.

Il fait construire d’immenses communs, dominés par une tourelle avec belvédère, qui contiennent une étonnante suite de locaux : écuries, orangerie, fruitier, cellier, bergerie, étable et pressoir à cidre.
À son tour, il contribue à enrichir le décor intérieur du manoir, notamment en commandant à Théophile Deyrolle la peinture de la salle à manger.

Il enrichit également la collection de tableaux de plusieurs dizaines d’œuvres contemporaines, notamment de Maurice Denis, Charles Cottet, Désiré-Lucas, Georges Desvallières, Lionel Floch, René Piot, Lucien Simon, Octave Guillonet, Georges Sabbagh, Adolphe Dechenaud et Théophile Steinlen.

Dès 1923, Joseph Georges Astor a pris des dispositions testamentaires afin que sa collection devienne publique, et consacre les années suivantes, jusqu’à sa mort en 1928, à l’agrandir. Il renoue pour cela avec les artistes et amis de son père, et réunit une magnifique collection de faïence de Quimper, produite par l’ancienne manufacture Porquier, dont la plus belle pièce, un violoncelle grandeur nature, fut peinte par Alfred Beau.

En complétant ainsi sa collection par des œuvres qui témoignent du goût et des relations de son père, Joseph Georges Astor a souhaité faire connaître et faire partager un certain art de vivre où l’attrait pour les œuvres d’art était indissociable des relations d’estime et d’amitié avec les artistes.

Célibataire et sans héritiers, il décide de consacrer son patrimoine et sa fortune au bien public et confie à l’Institut de France la mission de créer une fondation à sa mort.